Âge et fertilité

Chez l’homme

Age et fertilitéLa fertilité masculine est conservée jusqu’à environ 65 ans. Des études récentes nous alertent sur les grossesses trop tardives pour l’homme notamment après 65 ans avec des risques pour l’enfant à naître et la descendance (risques épigénétiques).

C’est pourquoi, nous prenons en charge les couples le centre avant 60 ans pour l’homme, avec une discussion collégiale entre 60 et 65 ans et une absence de prise en charge au-delà de 65 ans. 

Chez la femme

Concernant sa fertilité,  la femme est soumise à une horloge biologique. Dès la puberté, le stock de follicules antraux ovariens diminue à chaque cycle menstruel. Cette perte d’ovocytes ou d’ovules s’accélère après  38 ans et devient très rapide après 40 ans, et ce jusqu’à ce que la ménopause s’installe.

Les chances de grossesse a 25 ans sont de 25 % par mois ,alors qu’ils ne sont que de 5 % après 40 ans, que la grossesse soit d’origine naturelle ou issue d’AMP.

Il est donc nécessaire de prendre conscience du risque d’insuffisance ovarienne avec le temps. Le rythme de la vie moderne (longues études, seconde union, décalage de l’âge du premier enfant...) aggrave le pronostic des femmes, qui le plus souvent n’ont pas conscience des difficultés qu’elles auront à concevoir plus leurs âges avancent. 

De plus, l’aneuploidie embryonnaire (instabilité génétique de l’embryon) augmente avec l’âge maternel, ce qui a pour conséquence une augmentation du risque de trisomie 21 et de fausses couches au-delà de 40 ans.

Les grossesses tardives sont également à risque : diabète de grossesse, hypertension, prématurité, risque de césarienne, …

Il n’est parfois plus possible en PMA, de pouvoir aider les femmes si la réserve ovarienne est trop altérée. Dans ce cas, le recours à un don d’ovocytes ou une adoption peut être envisagée.